Le 4 juin, trois organisations chrétiennes ont cosigné une lettre ouverte conjointe appelant les gouvernements internationaux à agir contre la crise alimentaire mondiale. "La faim au milieu de l’abondance est un échec moral" ont-elles souligné.
Trois organisations chrétiennes dont le Conseil œcuménique des Églises, le Caritas Internationalis et la World Vision International ont cosigné une lettre ouverte conjointe appelant les gouvernements, les institutions et les croyants à mettre fin à la faim et à la malnutrition dans le monde, le 4 juin.
Les organisations attribuent la faim dans le monde non seulement aux nombreux conflits en cours et aux déplacements de populations qu’ils provoquent, mais aussi à l’instabilité économique et au changement climatique.
Le conflit opposant l'Iran à l'alliance Israël–États-Unis fait peser une lourde menace sur la sécurité alimentaire mondiale, particulièrement dans les pays en développement. Le blocage du détroit d’Ormuz a non seulement déclenché une forte hausse du cours du pétrole, mais a également paralysé le commerce international des engrais agricoles indispensables aux cultures.
Selon le Programme alimentaire mondial, la crise croissante au Moyen-Orient pourrait faire basculer 45 millions de personnes dans une situation de "faim aiguë" si le conflit se poursuit, principalement en Somalie, en Afghanistan et Sri Lanka. Ces pays déjà fragilisés dépendent fortement des marchés internationaux pour leur sécurité alimentaire.
Le document cite le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2026, qui indique qu’environ 266 millions de personnes dans 47 pays et territoires en crise alimentaire ont fait face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë en 2025.
Dans ce contexte, les organisations ont appelé les gouvernements du monde entier à protéger les droits humains et l’accès à l’aide humanitaire. Elles exhortent à préserver les programmes de nutrition infantile, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement mondiales et à œuvrer en faveur de la paix mondiale.
"Personne ne devrait souffrir ou mourir, surtout pas les enfants, car les décisions politiques privilégient la guerre, la division et les intérêts à court terme au détriment de la vie humaine et du bien commun."
Elormise Pierre